Pourquoi choisir TSF ?

Pour contribuer à l’œuvre humanitaire tout en travaillant sur une gamme variée de sujets, ce qui me permet d’apprendre beaucoup. J’ai beaucoup appris sur des sujets variés.

Nadège M., traductrice freelance, France

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Haïti, situation actuelle

Pour l’heure, il semble que les sauveteurs aient réussi à atteindre la plupart des régions, mais l’espoir de retrouver d’autres survivants diminue. Les survivants sont installés le long des grands axes de la ville dans plus de 250 camps de fortune, sans aucun abri. De plus en plus, on entend dire qu’une partie de la population de la ville part rejoindre les zones rurales intactes et la République dominicaine. Les dégâts à Port-au-Prince sont très sérieux, mais au-delà de la capitale, c’est toute la région qui a été touchée par le tremblement de terre. L’aide, la nourriture, les abris et l’eau potable arrivent partout très lentement et si l’on fait exception de l’aide humanitaire d’urgence, la stabilisation et la reconstruction du pays seront des enjeux majeurs pour l’avenir. Ce rapport est parvenu dans la messagerie de Traducteurs Sans Frontières (TSF) peu de temps après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti. Ce n’était qu’un début. Alors que les autres pays réalisaient petit à petit l’ampleur de la catastrophe, les traducteurs bénévoles de TSF ont traduit les premières infos provenant du terrain. Les premiers jours, les rapports n’étaient pas nombreux, car les équipes sur place à Port-au-Prince et dans d’autres villes comme Jacmel, Leogâne et Petit-Goave étaient prises par le sauvetage des rescapés. Au mieux, elles arrivaient à publier des rapports à la hâte avec les statistiques du jour : nombre d’amputations, nombre de patients restant à soigner, vivres et équipements encore manquants. Pour Traducteurs Sans Frontières, le travail ne faisait que commencer. Alors que le monde entier découvrait les images de la misère et de la souffrance de tout un pays, un nombre record de traducteurs se sont portés bénévoles. En dix jours, plus d’un millier de traducteurs ont proposé leurs services, le double du nombre de traducteurs recrutés en plus de dix ans. Des traducteurs professionnels nous ont écrit des quatre coins du monde - Canada, Etats-Unis, France, Algérie, Espagne, République dominicaine – pour nous proposer diverses langues : anglais, arabe, créole (Haïti) et bien d’autres.

Le premier obstacle auquel nous nous sommes heurtés était le traitement des centaines de demandes et l’approbation des traducteurs pour des projets d’Ong (organisations non gouvernementales). La tâche qui nous attendait dépassait nos capacités. Pour surmonter le problème, ProZ.com a programmé, en l’espace d’un week-end, une plateforme de criblage pour Traducteurs Sans Frontières. En quelques jours, 200 traducteurs avaient réalisé les tests qui leur étaient proposés. Pour la procédure d’évaluation, des sociétés telles que MediLingua, SDL, Rubric et Argos ont fait don de leurs réviseurs.

Aujourd’hui, Traducteurs Sans Frontières a connu une augmentation exponentielle de sa capacité pour venir en aide à la reconstruction d’Haïti. Avant le tremblement de terre, nous fournissions gratuitement des services de traduction à diverses associations humanitaires à la hauteur d’environ 1 million de mots par an : Médecins Sans frontières, Médecins du Monde, Ashoka, Handicap International, etc. Cette année, nous espérons doubler ce chiffre.

L’aide des traducteurs bénévoles est précieuse pour plusieurs raisons. Premièrement, ils permettent aux Ong de dégager des fonds qu’elles peuvent consacrer à leurs interventions. Traducteurs Sans Frontières est né en 1993, quand Médecins Sans Frontières, notre homonyme, a envoyé une demande de traduction à mon employeur, Lexcelera (qui s’appelait alors Eurotexte). Nous avons proposé de faire la traduction gratuitement si, au lieu de nous payer, MSF reversait cet argent dans ses projets humanitaires.

Depuis lors, Traducteurs Sans Frontières a traduit gratuitement des millions de mots et, au fil des ans, a permis à nos Ong d’économiser plus de deux millions de dollars. Ce n’est pas le seul atout de la traduction bénévole à vocation humanitaire. Le budget pour les traductions étant souvent inexistant, sans les traducteurs bénévoles, des documents d’importance cruciale ne verraient jamais le jour – ces documents servent à former des bénévoles, à collecter des fonds, et surtout, à informer le monde entier quand une crise survient au sein d’une population.

Malheureusement, Haïti n’est pas la seule population en crise actuellement. Ces derniers jours, des traductions concernant aussi bien le Yémen, que la Somalie, Gaza ou le Congo ont atterri sur nos bureaux. Notre espoir est que les traducteurs qui nous ont rejoints suite à la catastrophe d’Haïti continueront à travailler pour nous une fois la crise passée, pour collaborer avec les Ong, dans tous les pays du monde où l’aide humanitaire est nécessaire, en nous apportant leur aide mot par mot.

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